Je reçois régulièrement des questions concernant ma reprise d’études à l’IED de Paris 8 : je me suis dit qu’un article regroupant les questions les plus fréquentes pourrait vous être utile ! Que vous soyez en réflexion d’une reprise d’études ou simple curieux·se, je vous partage le bilan de cette première année à l’IED de Paris 8 !

Avant d’aller plus loin, qu’est-ce qui a motivé mon inscription en licence de psychologie ? 

Quand j’ai lancé mon activité de praticienne en hypnose, j’ai rapidement pris conscience que j’avais envie de proposer d’autres types d’outils dans mon accompagnement, qu’il y avait des situations complexes que l’hypnose ne pourrait pas accompagner. Je souhaite proposer un accompagnement inclusif, mais aujourd’hui, l’hypnose ne me permet pas de pouvoir accompagner tout le monde, de par ses contre-indications. Avant même de commencer à être hypno, j’avais suivi la formation « psychopathologie » de l’Arche et j’avais envie d’aller plus loin. 

L’idée avec cette reprise d’études, c’était aussi de prévoir l’avenir. J’ai tendance à aimer le mouvement et le changement et j’avais envie de pouvoir anticiper une évolution professionnelle d’ici 5 à 6 ans. Et ma soif d’apprendre semble être sans limite : j’avais également envie d’être stimulée intellectuellement et de m’ouvrir à de nouveaux horizons.

Une formation à distance 

J’ai choisi de m’inscrire plus particulièrement à l’IED (Institut d’Etudes à Distance) de Paris 8 pour deux raisons : 

  • L’approche intégrative

L’approche intégrative signifie que l’on étudie les différents courants de la psychologie (TCC, gestalt, psychanalyse, approche centrée sur la personne, …) et j’avais envie de pouvoir découvrir plusieurs approches afin de me faire une opinion et avoir une boîte à outils plus large que la seule psychanalyse qui semble être enseignée en majorité dans les universités françaises. 

  • Les cours à distance 

En début d’année scolaire, l’IED nous donne accès à tous les cours en pdf, nous indique les dates des examens, de rendu des devoirs, et ensuite : on se gère. Ce qui m’a plu, c’est l’idée de pouvoir gérer mon quotidien et mon apprentissage comme je le souhaite, à mon rythme et surtout de pouvoir conserver mon activité d’accompagnante à côté.

Quels sont mes objectifs à moyen terme ? 

Lors de mon inscription, l’objectif était de devenir psychologue clinicienne, c’est à dire d’être installée en tant que psychologue spécialisée dans la compréhension du fonctionnement psychique d’une personne après avoir suivi un master en psychologie clinique. Après une année d’étude, mon objectif commence à évoluer pour aller vers la psychologie sociale.

Quelles ont été les belles surprises dans cette reprise d’études ?

<3 La psychologie sociale <3 : une découverte fascinante, qui me permet de lier deux grands sujets passionnants : la psychologie et la sociologie ! Comment est-ce que la société impacte l’individu ? J’envisage désormais de me spécialiser dans ce domaine, qui me semble être en parfaite adéquation avec ma vision de l’accompagnement et de la vie. 

La possibilité de réutiliser dès la première année des éléments appris en cours et de voir les applications concrètes de certains cours (pas tous, hélas). J’ai même pu réutiliser directement les apprentissages acquis en psychologie sociale pour créer une formation autour de l’inclusivité en entreprise, domaine qui me passionne et me permet de faire le lien avec mes précédentes études en ressources humaines.

Les neurosciences : j’étais convaincue que les sciences n’étaient pas pour moi (vive les stéréotypes fille et sciences) et j’ai adoré ce cours. Comprendre une (toute petite) partie du fonctionnement du cerveau, c’était passionnant, et j’ai hâte d’en découvrir plus. 

Pour finir, je venais pour ça mais c’était quand même surprenant : la stimulation intellectuelle ! Impossible de s’ennuyer, et une grande joie de retrouver le cerveau en éveil, l’enthousiasme d’apprendre de nouvelles choses, d’aller creuser plus loin sur un sujet qui nous intéresse, ce réflexe d’aller lire des études, des articles de recherche… C’est électrisant (mais dans le bon sens, hein.)

Qu’est-ce qui a été une … moins belle surprise ?

Retrouver mon syndrome de la bonne élève et tous mes automatismes d’étudiante : vouloir les meilleures notes, attendre les notes avec impatience, avoir l’impression d’être bête quand j’ai une mauvaise note. Fixer toute ma valeur sur des notes, finalement et les attendre pour valider mes connaissances et compétences. 

Le stress des partiels : je m’y attendais un peu, mais à la fin de l’année j’étais vraiment sur les rotules. Après des semaines d’apprentissage intense et de stress, j’ai pu enfin relâcher la pression. Pour l’année prochaine, je vais essayer de travailler un peu plus sur ce stress et mieux répartir ma charge de travail. 

Apprendre par coeur : je n’ai jamais aimé ça, mais alors là c’était vraiment un supplice. J’espère que ce sera différent en L2, croisons les doigts ensemble les ami·es.

Les aléas de la vie : j’ai découvert (grosse découverte me direz-vous) qu’il est plus difficile de rester motivée et régulière dans le travail pendant une période de rupture amoureuse et un déménagement. Eureka me direz-vous, quelle lucidité incroyable. Cela m’a donc mise pas mal en retard car j’ai délaissé pendant plus d’un mois les révisions, incapables de mettre le nez dans les cours à ce moment là.

Quelles leçons j’en tire ?

De la nécessité d’organiser mes révisions différemment : bosser une journée complète me donne envie de me rouler en boule en écoutant du Evanescence. (Oui j’ai été une ado un peu émo sur les bords.)

Je vais découper mes sessions de travail en des portions de révision plus courtes mais plus fréquentes.

J’ai prévu de dédier environ 12 heures toutes les semaines à mes révisions, sachant qu’il faudrait que j’en fasse 20h par semaine. Je préfère y aller doucement mais sûrement plutôt que de me bruler les ailes au bout de quelques semaines. 

Qu’un projet se remanie au fur et à mesure du temps, et que je me laisse la possibilité de changer d’avis sur le master, sur les stages que je souhaite faire.. Je me laisse porter. 

Accepter mes limites et le fait que je ne serai jamais parfaite (peut-être le plus difficile en intégrer me concernant, mais le plus tôt cette information rentrera dans mon cerveau, le mieux ce sera pour moi et mon entourage…) 

Qu’il est dur de rester motivée en restant seule : je vais essayer de travailler plus souvent en binôme pour bénéficier de cette fantastique énergie collective. Je travaille déjà toute la semaine seule (je suis à la base un animal social), je vais donc chercher à mieux m’entourer cette année ! 

Comment s’inscrire pour la prochaine rentrée ? 

Pour vous tenir informé·e pour la prochaine rentrée, je vous invite à rejoindre ce groupe facebook absolument fabuleux et essentiel : IED Paris 8 Psychologie. Vous aurez accès à toutes les informations dont vous aurez besoin pour connaître les éléments nécessaires pour vous inscrire, les dates, les coûts de la formation, etc.

Il existe également une FAQ bien documentée : accéder à la FAQ. Vous y retrouverez les comptes instagram de certain·es étudiant·es qui partagent leur quotidien. De mon côté, il m’arrive de parler de la fac sur mon compte pro : @camille.tisseyre.

Leave a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.